Même si le dégel de la valeur du point de l’indice et les mesures pour les débuts de carrière des grades B sont à inscrire à l’actif de la mobilisation des personnels, la CGT réaffirme que le compte n’y est pas. Loin de là !

 

A compter du 1er août 2022, le montant mensuel brut du SMIC est de 1678,95 € brut (+2.01%). Cette augmentation sera sans incidence sur les rémunérations des agents publics. En effet, avec la revalorisation du point d’indice de 3,5% au 1er juillet 2022 la différence entre  SMIC brut et le minimum de traitement de la fonction publique (1 707,21 € brut) est de 28,26€/mois !!!!

 

Après 12 ans de gel du point d’indice, qui a permis à nos employeurs et à l’État d’économiser des milliards d’euros sur la masse salariale, ces 3,5% de revalorisation ne représentent que la moitié du taux d’inflation prévu pour la rentrée de septembre ! L’INSEE a confirmé ces précisions ce mercredi 13 juillet : les prix à la consommation ont augmenté de 6,8% en juillet 2022 sur un an.

 

Dans l’immédiat, la CGT réitère ses demandes d’une politique salariale et non pas une politique du pouvoir d’achat :

· Une augmentation d’au moins 10 % de la valeur du point d’indice avec un effet rétroactif au 1er janvier 2022. Depuis le 1er juillet 2022, la valeur mensuelle du point d’indice, s’élève à 4,85 €. Pour suivre l’évolution de l’inflation depuis le 1er janvier 2000 le point d’indice devrait s’élever aujourd’hui à 5,91 €. Le compte n’y est pas ! D’autant que depuis 20210 les cotisations retraite ont augmenté de 3,25%.
· Une indexation de l’évolution de la valeur du point sur l’évolution de l’inflation,
· La révision des lignes directrices de gestion en matière de déroulement de carrière (avancement de grade et promotion interne) et de recrutement.

La fin de l’insouciance et de l’abondance, nous y sommes confrontés depuis longtemps !

En parallèle, en France, des dividendes spectaculaires après des profits exceptionnels. Les grandes entreprises n’ont pas rechigné à partager avec leurs actionnaires les fruits de la moisson extraordinaire de la sortie de crise. Les dividendes versés au second trimestre 2022 (au titre des profits réalisés en 2021) ont atteint des niveaux record de 44,3 milliards d’euros en France (+33%), et de 544,8 milliards de dollars (environ 548 milliards d’euros) dans le monde, selon l’étude trimestrielle réalisée par le gérant Janus Henderson.

Les cadeaux fiscaux aux entreprises depuis le premier quinquennat représentent 21 milliards d’euros par an, soit 3 fois le montant nécessaire pour éradiquer la grande pauvreté (7 milliards).

 

L’heure n’est pas au pessimisme mais tout à l’inverse, à être offensif pour gagner sur nos légitimes revendications en élevant le rapport de force.

 

Les 10 mesures d’urgence de la CGT pour les salaires et le pouvoir d’achat lire ici

  

Préavis de grève pour les journées du 1er septembre au 30 septembre 2022 disponible ici

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